Christelle JANDRIC

Christelle JANDRIC Employée d’un organisme d’aide aux personnes à domicile, Présidente d’une association Sportive

Quartier Haussonville

L’engagement ça fait partie de ma vie. Il y a cinq ans, le club de football de mes enfants était prêt à fermer. Ce club je le connais depuis toujours, j’ai grandi dans le quartier Haussonville. C’est un club qui donne une chance aux jeunes de se construire, d’acquérir des valeurs, d’apprendre le respect des autres. Alors quand le club a été au plus mal j’ai décidé d’en reprendre les commandes. Par engagement solidaire. Haussonville c’est un quartier prioritaire, même si on a souvent l’impression de ne pas faire partie des préoccupations de Nancy. Nos priorités ne sont pas celles du centre ville et il y a comme des murs artificiels entre les quartiers du centre et de la périphérie. Cette fragmentation de la ville je la regrette et j’essaie de la combattre à mon niveau. Là où je vis, tout n’est pas rose, tout le monde n’a pas un emploi, il y a de vraies questions de fins de mois pour certains habitants, des gens qui ont besoin d’aide. Et en même temps les habitants sont pleins de ressources, il y a des talents, de la diversité culturelle qui ne sont pas mis en valeur. Alors s’engager pour moi, c’est le centre de ma vie, parce que j’aime ma ville, mon quartier et les gens qui y vivent. On grandit ensemble.

Je suis en contact avec Mathieu Klein et ses équipes au travers de mon Association Sportive et je vois également le travail qu’il fait par mon métier dans l’aide aux personnes. Sa fibre humaine, il n’a pas besoin de la prouver. Il écoute les gens qu’il a en face de lui, d’où qu’ils viennent. Sa parole compte, il s’engage.  Et puis il essaie des choses, il est orienté solutions. Je ne suis pas fan de politique mais lui il ne fait pas semblant, c’est d’abord l’homme qui me pousse à m’engager.

Mon rêve c’est d’abord que les gens de mon quartier soient écoutés, valorisés, reliés au reste de la ville. C’est aussi de recréer du lien entre les quartiers et que chaque habitant de Nancy ait le même accès aux mêmes choses. Par exemple que les personnes âgées aient un bus proche de chez eux pour se déplacer ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Pour les jeunes que j’accompagne dans le sport, je formule un autre vœux : qu’ils aient un lieu pour se retrouver, partager, s’amuser. Un lieu qui leur ressemble, pas un lieu institutionnel, un lieu de vie pour mieux les accompagner et les aider à mieux s’épanouir, les aider à gagner de la confiance pour se lancer dans leur vie de jeunes adultes.